Etta et Otto (et Russel et James), Emma Hooper

Résumé

Dans sa ferme du fin fond du Saskatchewan, Etta, 83 ans, n’a jamais vu l’océan. Un matin, elle enfile ses bottes, emporte un fusil et du chocolat et entame les 3 232 kilomètres qui la séparent de la mer.  » J’essaierai de ne pas oublier de rentrer.  » C’est le mot qu’elle laisse à Otto, son mari. Lui a déjà vu l’océan, il l’a même traversé des années plus tôt, pour prendre part à une guerre lointaine. Il comprend la décision de sa femme mais, maintenant qu’elle n’est plus là, ne sait plus comment vivre. Russell, l’ami d’enfance d’Otto, a passé sa vie à aimer Etta de loin. Il ne peut se résoudre à la laisser seule et part à sa suite. Et qui sait, peut-être pourra-t-il chasser le caribou en chemin. Bercé par le rythme des vagues, Etta et Otto (et Russell et James)vogue du souvenir à l’oubli. Un roman lumineux sur la mémoire, l’amour et la poésie des mots

Mon avis

Après de nombreuses semaines d’attente, j’ai pu enfin mettre la main sur ce livre à mon travail. J’étais sur le point de me lancer joyeusement dans cette lecture, mais les notes et commentaires livraddict m’ont quelque peu refroidi. Trop de longueurs d’après certains. Bref je démarre avec un à priori. Alors certes je comprends que l’on puisse dire qu’il y a des lenteurs, mais l’histoire d’une expédition d’une grand mère qui veut voir la mer, ce n’est pas quelque chose qui se veut plein d’actions. Sa lenteur et sa quiétude correspond bien au thème choisi, même l’histoire de la naissance du couple Etta/Otto est tranquille, et c’est ce que j’aime dans ce livre. Car la vraie vie n’est pas toujours pleine de péripétie, elle est quelques fois lente et paisible, sans tension, et c’est ce qui se dégage de ce texte lent et tranquille.
Les personnages sont sympathiques et touchants dans leurs quotidiens, entre Otto, l’image de l’homme pas inquiet qui tente de vivre sans sa femme, Etta qui s’en va vers la mer et qui fait des rencontres. Seul Russel est plus agité, il est le personnage inquiet pour Etta. Et finalement le seul à essayer d’empêcher l’histoire de suivre son cours, c’est l’élément du livre qui tente de se dresser contre la volonté d’Etta et d’Otto, contre le départ de la vieille femme.
Le seul bémol que j’ai concerne la fin, avec quelques petits paragraphe dont j’ai l’impression de ne pas avoir tout saisi. Mais la scène finale est touchante, et bien qu’avec le recul j’aurai du m’y attendre, l’auteur a réussi à me surprendre. Une bonne surprise et une histoire très poétique.

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