M pour Mabel, Helen Macdonald

Résumé

Enfant, Helen rêvait d’être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture. Devenue adulte, elle va avoir l’occasion de le réaliser. De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s’effondre un matin dans la rue.
Terrassée par le chagrin, passant par toutes les phases du deuil, Helen va entreprendre un long voyage physique et métaphysique. Elle va acheter pour huit cent livres un vautour de huit semaines, le plus sauvage de son espèce, Mabel. Réputé impossible à apprivoiser. Elle va s’isoler du monde, de la ville, des hommes. Et emprunter un chemin étonnant. Se réapproprier le temps. La patience. Se reconnecter à son corps; aiguiser ses sens. Se donner complètement. Sentir ce lien viscéral, inscrit en chacun de nous, à la nature.

Mon avis

Je l’avoue, j’ai acheté ce livre un peu (beaucoup ?) à cause de la beauté de la couverture. Et en lisant la quatrième, il a fini de me charmer : l’idée de lire un roman consacré à la fauconnerie-thème peu abordé dans la littérature d’après ce que je sais- m’a tout de suite plue.
Ce livre est divisé en deux parties : d’une part, nous avons l’histoire de la narratrice, Helen, qui après la mort de son père se décide à apprivoiser un autour, une espèce de faucon réputée difficile à dresser. Et d’autre part, nous avons l’histoire de White, un auteur d’un livre sur la fauconnerie lu par Helen, qui raconte son aventure avec son propre autour.
La partie d’Helen est pour moins la plus intéressante. On retrouve des détails extrêmement nombreux sur l’univers de la fauconnerie, ce qui peut rebuter bon nombre de lecteurs qui trouveront sans doute ce livre trop pointu et peut-être trop descriptif. Ce n’est pas mon cas, j’ai trouvé cet univers passionnant.
La partie de White m’a un peu plus agacé, de part le personnage de White lui même. Il se dit amoureux des oiseaux, mais n’a pas la plus petite idée de ce qu’il faut faire pour en élever. Il enchaine bêtises sur bêtises, allant jusqu’à limite maltraiter son oiseau, ce qui ne force pas la sympathie à son égard. Son côté légèrement dépressif n’a pas arrangé les choses, il ruminait sans cesse ces erreurs et sa vie passée. Mais, alors que d’habitude ce genre de personnages me gâche la lecture et me donne envie de sauter des paragraphes, j’ai eu la surprise d’avoir toujours envie de poursuivre ma lecture.
En bref, ce livre n’est pas loin d’être un coup de cœur, il lui manque peut-être un peu plus d’action pour cela.  C’est en effet un livre très lent, il ne faut pas s’attendre à énormément d’actions, ce qui en rebute certains. Mais je le recommande, si vous aimez tout ce qui touche à la fauconnerie.

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